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 Hardcore X Championship: Hébus vs René Duprée

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John Bradshaw Layfield
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MessageSujet: Hardcore X Championship: Hébus vs René Duprée   01.11.07 20:35

Les défis de ce match seront postés ici.
N'hésitez pas à consulter les règles en cas de doutes, ou à contacter, The Rock, John Bradshaw Layfield, Ted DiBiase ou Irwin R. Schyster. Si vous ne défiez pas sans avoir prévenu la direction, vous serez sans doute sanctionné au classement ainsi qu’au portefeuille, que cela soit dis. IRS est radin, presque autant que Ted DiBiase.. mais pas autant que JBL !

Pour nous contacter :

JBL

IRS

Ted DiBiase

The Rock

Rappel : Défis interdits Lundi si aucun défi n'a été effectué avant.

FIN DES DEFIS MERCREDI 7 NOVEMBRE 20 H

Flames of Phénix: 5000 $
Le match se déroule sur un échafaudage de 3 mètres qui est au dessus du ring. Il couvre la totalité du ring. Le ring est couvert de tables en feu. Le seul moyen de gagner est de faire passer son adversaire au travers de l'échafaudage et au travers des tables en feu sur le ring.
Les défis doivent comporter au minimum 1500 mots. Tous les défis doivent s'inscrire dans une même situation. C'est donc le premier à défier qui impose cette mise en scène.
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René Duprée

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MessageSujet: Re: Hardcore X Championship: Hébus vs René Duprée   04.11.07 17:52

Quelle idée … Quelle drôle d’idée que de faire de cette fin de rivalité une fin tout court … Un Flames Of Phénix, où le chemin le plus court pour se rendre à la morgue … J’ai cherché quoi faire est une idée est apparue, ce sera dans un tribunal !
Pourquoi ? Car ceci est tout à fait dans l’ordre du temps et au goût du jour avec le passé plus que trouble du membre de la OUSK et le passé inconnu qui se trouvera sans doute simulé du membre de la team OBEY.
Alors je me suis dis et si l’on faisait un guide pour savoir les chemins à prendre et les autres à éviter lorsque l’on est dans un tribunal, ce que l’on peut utiliser pour casser définitivement son adversaire, et donc si l’on peut faire un speech potable dans un tribunal.
Hélas cela s’apparente trop à un défi de Doink qui se passe dans un aéroport.
Que faire alors osez faire pareil ? J’ai hésité … Surprise, descendez, lisez.


Voila c’est aujourd’hui le jour le plus important de ma vie … C’est l’instant d’attente le plus long qu’il m’est été donné de vivre.
Mais comment ais-je pus en arriver là … Un court instant je ne me suis plus reconnu, je n’étais plus moi. Une montée d’adrénaline sans doute, je ne cherche pas d’excuses, je sais ce que j’ai fait, mais je ne sais pas pourquoi je l’ai fait … Pourquoi … Je n’arrive même plus à me souvenir de ce qui m’a fait agir ainsi … D’accord je ne l’aimais pas, mais si je faisais cela à tous ceux que je n’aime pas je serais occupé pendant un sacré bout de temps.
Cette date je l’ai coché sur mon calendrier depuis quelques semaines déjà.
Pourtant encore aujourd’hui je ne comprends pas exactement ce que l’on me reproche … D’avoir fait mon métier tout simplement … Non je ne suis pas tueur à gages, assassins ou terroristes … Mon métier fait rêver des millions et sans doute même des milliards de personnes à travers le monde. Tout ceci n’est qu’une mascarade visant à ternir ma réputation pourtant parfaite. Ceci ne vise qu’à m’humilier. Ne me voyez pas comme un simple d’esprit, je suis sans doute plus cultivé que vous tous réunis. L’on ne m’aime pas et je dérange, voici les vraies raisons de ma présence sur ce siège. Mais je ne dirais rien, aujourd’hui je resterais digne quoi qu’il arrive. Quel que soit la décision finale je ne montrerais ni joie ni colère. Dire que rien n’a bougé ici depuis tout à l’heure, dire que le temps qui passe infiniment vite à l’intérieur de tout mon corps n’a aucunement entraîné le moindre changement à l’extérieur. Toute la beauté et la complexité du mécanisme du corps humain.
Mon corps marche t’il bien où est-ce finalement une défaillance de cette machine si complexe qui m’a fait agir ainsi … Je dois y penser …
Je commencerais donc par le début. Le Big Bang, la naissance des premières cellules et tout cela quoi …

Non, je plaisante je me fous de cela car je n’y étais pas. Je passerais également ce qu’il se passa environ neuf mois avant ma venue en ce bas monde. Mon enfance fut tout ce qu’il y a de plus banale, aimé de mes parents mais pas trop. Allant à l’école, des ami(e)s … Bref tout ce qu’il y a de plus banal. Intelligent et aimant me cultivé je faisais l’admiration de mes contemporains et la fierté de mes parents et de la famille dans sa globalité. Le fils prodigue, prodige oserais-je même déclarer. Puis vint la seule fois, au cours de ma vie, où mes parents furent déçus par mes actes. Je décidai d’arrêter mes études, d’abandonner un futur qui s’annonçait radieux, pour vivre de ma passion. Mais cela fut de courte durée. Dès mes premiers pas dans cet univers impitoyable ils comprirent que la passion était plus forte que le fait qu’ils m’interdisent de faire ce que je voulais. Alors ils me soutinrent. Dans les épreuves les plus dures, je savais que je pouvais compter sur eux. Ils furent frappés d’une drôle de manière … Eux qui plus jeunes osaient beaucoup de choses que moins je n’osais pas faire, ils furent frappés au début où ma carrière commençait à s’envoler par un petit voleur à la manque auquel ils refusaient de se soumettre … Il avait un revolver, deux coups de feu furent tirés et c’est à partir de ce jour que je suis devenu orphelin … Je ne cherche pas une nouvelle excuse à mon geste. Non, sinon j’en aurais parlé. Ma carrière je la leur doit, et je leur dédie d’ailleurs.

J’ai eu le temps de repenser à mes parents, de les revoir vivants, de les voir mourir. Mais ici, dans ce lieu que tant de gens ont maudits, rien n’a changé, toutes les personnes sont restées immobiles. Rien ne bouge, rien ne change et mi je continue de bouillir intérieurement.
Mais cela me permet de tout revoir, tout analyser savoir ce que j’ai fait et que je n’aurais pas dû faire.

Tout avait commencé durement à mon arrivée ici. Je n’aurais sans doute pas essayé de les soumettre. J’aurais du laisser le temps faire son œuvre et ne pas dire que j’étais là pour les envahir. Ce fut une erreur et je le conçois. Mais depuis j’ai fait acte de pénitence. Je me suis fait tout seul, j’ai fait front seul au début puis avec un ami à moi. Ensemble nous enchaînions les victoires et les satisfactions sans réelles difficultés, puis, toujours ensemble, nous nous fîmes remarqués par le plus grand groupe du business. Là, nous prîmes chacun un essor différent. Nous restâmes amis mais nous n’étions plus partenaires.
J’avais retrouvé un but, je savais ce que je voulais faire de ma vie. Mon plus gros challenge, mais je savais que je pouvais le faire. Je me lançais dans ce qui se révélerait être ma plus grande aventure. Je ne me contentais pas d’affronter un homme mais je prouvais que l’on pouvait compter sur moi, je voulais prouver que j’étais là et que je répondais présents dans les grands moments. Je sauvais et préservais mon leader d’un défi qu’il ne voulait pas. Ce dernier comprit que l’on pouvait compter sur moi, que je ne fuyais pas les responsabilités. Une longue lutte s’engagea alors. L’ennemi fut lui surpris de me voir, mais cela ne l’empêcha pas de lutter et de débuter la guerre. A ses attaques je répondis par d’autres. Une recrudescence sans pareille eut alors lieu. Lui et sa bande me kidnappèrent en représailles d’une attaque que je leur fit. Puis il remporta la bataille qu’il envisagea comme celle qui lui permit de remporter la guerre finale. Mais je suis empli de pugnacité et je ne baissais pas les bras tant que notre affrontement final n’eut pas lieu. Je fis des pieds et des mains pour avoir le match que je voulais, juste lui et moi sans les autres boulets qui pouvaient être présents et m’empêcher d’atteindre mon Graal. Et cela je ne le voulais pas, je voulais juste une revanche, c’était entre lui et moi et la fin devait se dérouler juste entre lui et moi. Et c’est ce qu’il se passa.

Mais lui … Ce n’était pas un homme. Il y avait en effet de petites possibilités pour qu’il puisse être vu comme un être humain mais les probabilités étaient on ne peut plus faibles. Mais je ne suis pas là pour me souvenir de ces considérations. Considérations ou rumeurs qui jamais ne trouvèrent échos ou preuves d’ailleurs. Cela je l’ai lu tant de fois … Je me souviens de cette odeur acre qui s’amplifiait lorsque l’on s’approchait de lui. Mais le problème n’était même pas là, une force physique inimaginable, moi qui ne suis pas une ablette j’éprouvais toutes les peines du monde à le bouger. J’accumulais les temps d’entraînement, je passais plus du temps à la salle de sport que chez moi. D’ailleurs j’habitais dans la salle de sports. Mais rien ne changeait, il était intraitable. Mais je ne renonçais pas, et toujours j’arrivais face à lui avec la même envie de victoire. Jusqu’à ce jour qui m’oblige à être là aujourd’hui …

Toujours rien ne bouge, tout le monde me regarde comme un monstre … Tous sans exceptions … Ils ne m’aiment pas, je le sais. Je sais aussi que je me fous de ce qu’ils pensent je ne me reproche rien. Et d’ailleurs c’est normal puisque je n’ai rien à me reprocher.

Mais lui mon adversaire, il était toujours à fond, n’a jamais connu de moment de faiblesse. Il est resté à fond durant les deux mois de notre affrontement, jamais la moindre petite baisse de régime. Enfin si, je me rappelle la fois où un de mes bons amis est rentré dans son vestiaire, pince à linges sur le nez, et qu’il m’a rapporté un dossier on ne peut plus important pour la suite des événements. Mais il me rapporta aussi une poche de sang. Que pouvait-il faire d’une poche de sang ? Je me suis fait mon opinion personnelle mais il est vrai que le fait que le soir là il ne fut pas à son meilleur niveau m’aida beaucoup à me faire mon opinion. Mais je ne donne là que des faits et cela me fait peur que malgré ce que je savais je sois resté seul face à lui. J’avais peur oui, mais je suis resté et cela est bien plus courageux.
Mais qu’est-ce le courage ? Qui suis-je, moi simple habitant de la planète Terre qui ne suis finalement que de passage. Je ne suis pas de taille pour donner des leçons. Ce que je dis, je ne le dis que par rapport à mon expérience. Oui, je suis courageux, sinon je n’aurais pas pris mes responsabilités, sinon j’aurais tout été balancé. Mais je ne suis pas un homme qui aime ce genre de jeu. Peut-être ais-je joué un drôle de jeu contraire à ce que je dis être pour avoir ce match, mais ceci est une autre histoire. Il me fallait une revanche, sinon je n’aurais pas supporté de vivre plus longtemps. Mais je ne suis pas prêt de traverser à la nage tout nu un torrent truffé de remous et de requins, ensuite pendu à un hélicoptère par un cheveu et muni d’un tout petit bâton vous parcourez un champ radioactif rempli de tyrannosaures et de terroristes armés de mitraillettes pour finalement entré dans le coffre fort blindé dont le code est le 652161521937108 afin de l’affronter. Courageux oui, con non.

Je suis là, à parler ou plutôt penser au courage mais en réalité je ne suis même pas maître de mon destin … Je laisse des types que je ne connais ni d’Adam, ni d’Eve, ni de la pomme ou du serpent pendre en main mon destin … Alors que quand je l’ai dans la main, elle est à moi, elle m’appartient, la bombe humaine.

Je ne me reconnais plus, il faut que je parvienne à ne plu succomber à mes émotions, il faut que je me contienne. Montrer ici, à tous ces gens présents que je ne puis me contrôler reviendrait directement à signer mon arrêt de mort. Et cela je ne suis pas prêt à le faire.

Quand j’y repense, je me dis que nous sommes allés un peu loin, que ce soit lui ou moi … Nous n’avons pas su nous arrêter. Voulant en donner toujours plus aux fans. Ce n’était plus une question d’honneur c’était bien plus que cela. Enterrer son adversaire, la symbolique était déjà suffisamment forte. Mais nous avons continués, toujours plus loin, toujours plus fort, toujours plus risqué. Je ne peux pas parler en son nom propre mais cela me plaisait, je prenais mon pied. J’aimais nos affrontements épiques. J’aimais cela, oui je prenais mon pied. Et pour rien au monde j’aurais refusé ce qui m’arrivait. Du moins sur le coup, maintenant avec la réflexion et sachant ce qu’il s’est passé je vois les choses différemment. Pourtant si cela était à refaire je suis sur que je ferais la même erreur et que je le referais le sourire aux lèvres et l’envie de bien faire au plus profond de mon âme et de mon cœur. Et lui, lui qui fut si dur à manœuvrer et qui finalement tomba dans le panneau.

Et je continue de laisser mon esprit vagabonder tandis qu’ici rien ne se passe. Mais si un petit génie était là à farfouiller au fond de mon cerveau, c’est sur je serais envoyé plus bas que terre. Si bas que jamais je ne pourrais me relever t redevenir ce que je suis. Quand je pense que ce n’était même pas mon idée.

A force de le tourner en bourrique, son manager accepta mon challenge. J’étais heureux de voir que ma technique avait marché. Le match était programmé, signé, payé et attendu par des milliards de fans à travers le monde. Je me devais d’assurer. Il y avait également un autre match dans lequel je me trouvais. C’était un gala des plus importants. Un gala où les plus grandes stars se devaient d’être présentes. Alors moi, en tant que star des stars, j’y étais présent deux fois plus que les autres. Deux matchs en une soirée, cela ne me faisait pas peur, je l’avais déjà fait. Et les probabilités pour que cela ne se refasse pas sont quasiment nulles. C’est ma passion, et pour rien au monde j’arrêterais de faire cela. Au contraire je ferais tout ce que je peux pour que cela continue au maximum de ma vie. J’ai tout fait pour que cela continue même mes parent m’ont compris et soutenus. Je ne les trahirais pas.

De l’agitation, enfin … Non cela ne devait être qu’une impression, ici rien ne se passe, une bonne occasion de repenser enfin à la seule chose à laquelle je dois d’être ici. Le match qui sera peut-être le dernier de ma carrière.

Non je ne peux m’y résoudre.

Je suis arrivé le premier, un échafaudage de géant. Une boule gonflait dans mon estomac. Je n’avais jamais vu ça. Moi qui pensais avoir de l’expérience je me trouvais prise de court. Alors c’est cela l’échafaudage du match. Quelle idée d’avoir demandé un "Flames Of Phénix" aussi … Pense t’il vraiment que son poulain se verra renaître encore plus fort à la fin de notre affrontement ? Je monte sur le haut du bordel. Je regarde en haut et ma boule dans l’estomac grossit. Je ne sais si c’est par peur de tomber ou par peur de décevoir les attentes placées en moi. Un peu des deux sans aucuns doutes. L’ennemi arrive enfin. Il monte sans aucunes hésitations. Une nouvelle fois je me demande s’il a du nouveau sang dans son vestiaire. Question qui n’a pas sa place si haut par rapport à la terre des vaches. Je l’attaque bien que la place soit restreinte. Vu comment je me fais renvoyer dans mon coin je n’ai plus aucuns doutes vis-à-vis du sang. Il en a retrouvé, cela est sur dorénavant. Tant mieux. Cela ne donne que plus ‘ampleur à la tache que je me dois d’accomplir. Je me relève et le regarde droit dans les yeux. Un sourire orne désormais mon visage si beau. Il ne sait comment lire ce sourire. Suis-je fou au point de vouloir mourir ? Ou au contraire aurais-je trouvé une astuce d’une ingéniosité quelconque afin de le battre ? Il hésite, je me lance, le feinte. Il a failli perdre l’équilibre, c’était sur. Son gabarit imposant ne peut pas être à l’aise ici. L’affrontement débute enfin, il est énorme. Du jamais vu jusqu’à présent. Deux hommes à plusieurs mètres de hauteurs sur une structure improbable avec un équilibre incertain. Voila ce qui est proposé aux personnes présentes dans l’assistante. Tout à coup ce qui devait arriver arriva. Tous deux nous nous tenions par les bras au rebord de la planche la plus haute, en dessous de nous l’Enfer sur Terre. Les flammes nous chatouillaient la plante des pieds. Mais mes chaussures étaient isolantes, contrairement à la fourrure de mon ennemi. Il pris feu et j’en profitais pour le pousser. Il tomba dans le feu qui l’avala. On vint éteindre le feu, trop tard, il ne bougeait plus. Et cela puait le porc grillé.

C’est pour cela que j’attends aujourd’hui. Ais-je ou non tué cet homme.

Enfin les douze hommes que j’attends depuis ce qu’il me semble être une éternité sont de retour. Le premier d’entre eux donne un papier au gars en robe juste en face de moi. Ce dernier lis le papier, un sourire arrive sur ses lèvres. Il me regarde alors et commence à parler.

Le juge (pas Bearer !) : Accusé Duprée, levez-vous !
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Hébus

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MessageSujet: Re: Hardcore X Championship: Hébus vs René Duprée   04.11.07 20:04

Tout en haut...


...de la cour fédérale des Etats-Unis. L'heure est grave, un procès s'y déroule, et lorsqu'il a lieu dans pareil endroit, c'est au minimum pour un homicide. ce qui est exactement le soir: au mauvais en droit, au mauvais moment, un être humain a quitté ce monde par la faute d'un autre. Ou pas. car là est la première singularité de ce dossier, personne n'a jamais retrouvé son cadavre. Et sans corps, il peut difficilement y avoir preuve de décès ! Il s'agira pour ainsi dire non seulement de prouver la culpabilité ou non de l'accusé mais aussi de prouver si oui ou non il y a bien eu délit. Un beau casse-tête chinois en perspective.

La deuxième singularité de ce procès est le public qu'il a attiré ce soir. Que des journalistes s'aglutinent près de la porte comme autant de mouches autour d'un pot de miel (et je suis sympa d'utiliser le pot de miel, j'aurais pu mentionner uen autre catégorie de mouches pour une autre catégorie de substances, mais il y a des mineurs qui nous regardent, on aurait pu se manger la censure pour excès de scatologie gratuite. Dommage, ça aurait été plus approprié !) et mitraillent ceux qui rentrent et sortent de la salle de leurs flashs aggressifs, c'est normal.
Ce qui l'est moins est de trouver un tel public pour assister au procès en direct: B-Max, the criminal Crusher (pour qu'un ancien taulard se pointe dans une salle de procès, faut le faire ! Ca n'est pas sensé lui rappeler de mauvais souvenirs ?), MVP (même remarque !), Mr Fatu, mais aussi Razor Ramon Hard Gay, Alice Suzuki, ou encore plus surprenant d'autres lutteurs de la MDWF présents et passés et même le staff de dirigeants (IRS, Ted DiBiase, JBL, ils sont tous là, même The Rock qui est passé en coup de vent entre deux tournages !), c'est véritablement ce qu'on peut appeler un échantillon représentatif.

Tous ça pour assister au procès de René Duprée, dit "the French Tippler": qui en un soir de dimanche en novembre est accusé d'avoir commis l'irréparable: tuer. La victime étant rien de moins qu'une figure de la fédération, ancien Million Dollar Champion et encore champion hardcore au moment des faits ! Le scandale était énorme, ça avait fait la une de tous les tabloïds, pareille affaire allait littéralement éclabousser tous les intervenants de cette entreprise. On comprend mieux désormais pourquoi il y a autant de beau monde pour assister au jugement d'un des leurs !

Un absent, néanmoins, et pas des moindres: Armando Alejandro Estrada n'a, lui non plus, donné signe de vie depuis ce jour funeste. Ou est-il ? Que fait-il ? Le reverra-t-on d'ici la fin du procès ? Quel rôle va-t-il jouer ? Sans doute un élément déterminant de l'affaire !

Mais pour l'instant, tenons-nous en aux premières déclarations...


Le juge (pas Bearer !): Accusé, levez-vous !
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Hébus

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MessageSujet: Re: Hardcore X Championship: Hébus vs René Duprée   05.11.07 20:49

Comme le dirait un certain Triple Hache (ou hache hache hache, ou Jean-Paul Levesque, ou Popaul, pour les intimes), « il est temps de jouer le jeu » !
En l'occurence, celui de la justice, dans le cas présent.


Le juge (pas Bearer, on vous dit !): Accusé Duprée, je vous somme de vous lever !

Oups !
Il a l'air on ne peut plus perdu sans ses pensées, l'animal ! Qu'importe, il semble obéir aux injonctions du magistrat, le voilà désormais raide comme un piquet. En face, de l'autre côté du juge, celui qui doit être sans doute le procureur (ou la procureuse, plutôt. T'ention, ce sont les pires !), prête à dégainer. La tension monte, un seul homme dans la salle pète et on court droit au massacre.


Le juge (aucun rapport avec gros Paulo): Madame le Procureur, veuillez lire l'acte d'accusation.

Franziska von Karma (ouais, ça vient de là ! Et toi, l'autre glandu assis derrière ton écran à ta baffrer de chips au barbecue, si t'es pas content, c'est le même tarif ! C'est mon défi, j'utilise cette référence-là si j'veux !): Nous sommes réunis ici ce soir dans le cadre de l'affaire opposant les Etats-Unis d'Amérique au citoyen Duprée, René, pour motif d'homicide. Notre mission au cours de ce procès sera d'établir ou non la culpabilité de l'accusé ici présent et de déterminer les circonstances entourant la mort du lutteur professionnel ayant oeuvré à la Million Dollar Wrestling Federation sous le pseudonyme d' »Hébus » et titulaire du titre de champion de la division « Hardcore X » au moment du drame.
Concernant cette affaire, l'accusation plaide l'accusé comme étant coupable de meurtre, et de surcroit avec préméditation.


Blablablablabla...!
Ca murmure sec, dans la salle. Ce n'est pas comme si personne ne s'attendait à ce qu'elle ne plaide pas la culpabilité du prévenu, mais en faire un « acte prémédité », c'est fort. Le rapport d'enquête était pourtant clairement en faveur d'un homicide involontaire consécutif à l'aspect particulièrement violent du combat ! Vu la réputation de la miss, elle doit être particulièrement sûre de son coup. Et pour le french tippler, ce n'est plus tout à fait la même chanson: un décès par accident, c'est le séjour à l'ombre pour longtemps (peut-être même la perpétuité si l'on parvient à convaincre le vieux barbu de l'absence de remords du prévenu, ou si celui-ci s'est levé du pied gauche ce matin et a particulièrement mal ressenti son arthrose du genou droit !), tandis que le meurtre prémédité, c'est la petite piqûre au bras droit pour un aller sans retour direction la nouvelle résidence de son arrière-arrière-arrière grand père. Si elle gagne, autant dire que le René de la Pelouse ressort de cette salle le nez dans le gazon !


Le juge (pas...oh et puis zut !): Très bien, et que plaide la défense ?

René Duprée (dont manifestement la défense n'est pas assurée par un avocat): ...

Et merde, foutue perche qui tombe en rade, c'était bien le moment, tiens ! Quel est le c*n qui m'a engagé un preneur de son pareil ? (note de l'auteur: l'astuce narratesque à deux balles a évidemment pour but de permettre à « la partie adverse » de contre-attaquer ce défi comme elle le souhaite. Vas-y René, fais-toi plaisir !).

Le juge (pas Dredd non plus, essaye encore !): Très bien, comme convenu l'accusation peut donc commencer !

Von Karma: Comme l'en attestent les nombreux bruits émis par le public de cette salle, notre position de meurtre avec préméditation » peut surprendre, surtout en regard du dossier constitué par la police et les services de sécurité de la MDWF et la conclusion à priori évidente qu'il amène. Toutefois, l'accusation a de solides raisons d'appuyer cette thèse et s'efforcera de vous démontrer au cours de cette séance que même si cela ne saute pas à priori aux yeux, il s'agit de la seule véritable conclusion possible.
Pour commencer notre démonstration, je me propose d'aborder un aspect essentiel de cette affaire; la personnalité de l'accusé. Pas celle qu'il affiche, bien sûr, mais bien la personnalité réelle de celui-ci, certainement beaucoup moins reluisante et « people ».


Le juge: Maître, pensez-vous qu'il soit réellement utile pour la cour d'accorder de son précieux temps à une séance de psychanalyse publique ?

Von Karma: Absolument ! Et vous n'allez pas tader à comprendre...
Commençons par son histoire, du moins si l'on se base sur ses propres déclarations. L'accusé René Duprée est né un beau matin de printemps à Boulogne-Billancourt, non loin de Paris, et a été élevé au sein d'une famille relativement aisée. Bien que cela ne soit pas vraiment une passion que l'on retrouve chez les membres de la «haute bourgoisie », surtout dans cette nation où l'on croise plus volontiers des buveurs de bière alsaciens, des vieux libidineux et des teenagers gothiques que des têtes blondes de bonne famille coiffés avec la raie sur le côté et faisant leurs courses aux galeries Lafayette, il a très vite été attiré par le monde du catch. Et s'est dédié à ce sport avec un dévouement sommes toutes respectable, pour atteindre le niveau qu'on lui connait actuellement. On peut également dire de lui qu'il a su devenir une authentique vedette dans son pays natal par ce biais, menant un train de vie digne d'un cousin du Sultan de Bruneï et serrant la cuillère aux plus grands noms de sa partie les uns après les autres. Il n'est d'ailleurs pas vraiment utile de s'étendre davantage sur le sujet, lui-même ne s'en cache pas et est volontiers très étendu sur le sujet !


Le juge (Hot ? Non plus...): En effet, le terme « je suis une mégastar dans son pays » figure au moins 10 à 15 fois dans sa déposition !

Von Karma: Pour ainsi dire, il aurait, toujours en se basant sur sa propre déposition, largement pu se contenter de demeurer chez lui, se trouver une compagne et finir comme dans un conte de Grimm « il vécut heureux et eut beaucoup d'enfants ». Pourtant, un beau jour, l'accusé décide de quitter le cocon natal et de s'envoler vers l'Amérique. Une tentative de concrétiser le « American Dream » ? Peut-être, mais généralement, quand on se le représente, on s'imagine plutôt un émigré sans le sou ni attaches ayant là l'occasion de se refaire une vie. Lui avait déjà tout, pourquoi donc refaire sa vie là-bas ? De deux choses l'une, soit il est vraiment tête brûlée au risque de tout perdre du jour au lendemain pour simplement aller voir du pays, soit, beaucoup plus probablement, il s'agit-là d'un mythomane patenté qui s'est inventé un passé de toutes pièces, considéré dans son pays natal comme un ringard ne valant pas plus qu'un pet de canard Colvert dans le lac Titikaka. Et qui n'avait donc aucune attache, correspondant déjà plus au modèle « conventionel » d'aspirant à la citoyenneté des Etats-Unis.

Le juge: Quand bien même l'accusé est passible de la peine capitale, je ne peux quand même pas laisser sa réputation se salir aussi facilement ! Avez-vous au moins des preuves de ce que vous avancez ?

Von Karma: Absolument ! Comme vous le savez sans doute, tout sportif de haut niveau est fiché dans une fédération internationale des pratiquants de sa dicipline, comme la FIFA au Football, par exemple. Dans son cas, il y a effectivement un dossier sur lui à l'AEPLP (Association Eminente de Pratiquants de la Lutte Professionnelle. Oui, je sais, ça fait tiep comme initiales, j'ai rien trouvé de plus marrant pour ce soir !), mais les données les plus anciennes qui y sont répertoriées...remontent à sa première expérience américaine !

Tilouli ! (-jingle-)
fichier de l'AEPLP enregistré comme pièce à conviction.

Von Karma: Parlons donc justement de sa première expérience Américaine, ou plutôt de sa première véritable expérience. Nous fast-forwardons la période WWE où malgré plusieurs essais, il a tenu encore moins longtemps que son compagnon de chambrée Sylvain Grenier devenu depuis ambassadeur du Québec. La première fois qu'on entend à nouveau parler de lui est à la WCF, où là les données nous manquent. Nous savons juste que son Président, Théodore Rufus Long, a déjà un casier judiciaire bien rempli pour escroqueries et trouble de l'ordre public. Son plus grand "trouble" étant l'invasion de la fédération dominante dans le monde de la lutte professionnelle, la MDWF. Nous dispenserons à la cour du récit des détails de cet événement que tout un chacun pourra trouver par lui-même relativement facilement tant l'affaire avait fait du bruit à l'époque. Nous nous rattacherons à l'essentiel: l'accusé faisait partie de ce mouvement WCFien et se présentait comme « un guerrier pur combattant le pouvoir avilissant de l'argent ». Que sa tentative ait échoué n'est pas ce qui nous intéresse. Mais qu'aussitôt après cette page d'histoire sportive, il se refasse une santé dans la « fédération ennemie « et se consacre désormais à la défense de tout ce qu'il avait honni tout juste la veille est déjà beaucoup plus lumineux et suffit déjà à montrer un fait indéniable de sa personnalité: le citoyen René Duprée n'a ni convictions ni amour propre !

Nouvelles rumeurs dans la salle. La sécurité est mobilisée un instant pour mettre dehors un forcené arborant un T-Shirt: « La France forever ! ».

Von Karma: La suite de son parcours et des évènements n'est alors que conséquence logique. Champion dans une division à l'agonie et ne présentant aucune concurrence, il éprouve néanmoins le besoin de s'allier au clan le plus puissant de l'époque et remporte ses victoires de manières souvent contestable, avec l'appui de ses nouveaux « associés ». Il se pavane et se présente comme imbattable, représentant le futur de cette industrie mais se contente d'aligner les victoires faciles et se présente dans les matchs d'importance en bénéficiant de circonstances extrêmement favorables. Son premier shot au titre suprême est obtenu à la suite d'un chantage, sa chance pour le titre par équipes obtenu comme étant le résultat d'une guerre psychologique, puis premier match individuel dans la divison hardcore X obtenu en passant par le bureau d'un des deux General Managers. Ce que ses collègues obtiennent au forceps, au mérite, à la sueur de leur front, lui, dans la droite lignée de sa moralité ou plutôt de son absence de moralité l'obtient via le chantage, l'aggression et le trafic d'influence, des délits qui à la suite de la moindre petite enquête aurait déjà pu l'ammener jusqu'ici même dans cette salle !

Mais malgré tout cela, votre honneur, il y a un couac.

Lors de sa conquête progressive du titre Hardcore X, René Duprée a croisé le chemin de celui que cette cour connait désormais comme étant la victime de cette affaire. Et malgré tous ses stratagèmes douteux, le résultat des déjà nombreuses confrontations demeurait rugoureusement identique: l'échec. Et tant que les choses restaient en l'état, sa carrière était bloquée. Pour lui, l'alignement d'un gros nom comme le sien dans sa série de victoires et l'obtention de son premier titre solo étaient vitaux pour la suite de sa carrière, il lui fallait une autre chance. A tout prix.
Il utilisa alors le stratagème qu'il maîtrisait le lieux: à nouveau le chantage, cette fois sur le manager de la victime, qui après des semaines de pression, a fini par céder.

Mais il y a un deuxième couac.

Non content d'accepter, le manager de la victime décide d'ajouter du piment à leur dernière rencontre et soumet cette stipulation particulièrement violente que l'on connait aujourd'hui sous le nom de « flames of the Phoenix ». Pour l'accusé, ce fut la panique: sûr de l'obtention de sa revanche, il avait comme à son habitude tout préparé. Entraînement, technique, mais aussi voire surtout les différentes malversations possibles en backstages et les moyens d'intervenir au cours du match pour enfin lui offrir cette victoire qui s'obsine à lui échapper. A seulement une semaine du grand rendez-vous, par la simple volonté et le portefeuille d'une de ses cibles, les cartes ont été complètement distribuées. Et il était trop tard pour faire machine arrière ou de prévoir un plan bis.

A nouveau le spectre de la défaite s'est profilé. Celui, qui plus est, de la défaite de trop qui enterrerait définitivement son avenir dans cette compagnie et plus généralement le business du catch. L'accusé s'est alors mis à vivre le stress le plus intense de son existence: non, ça ne peut pas arriver, il faut que je trouve quelque chose, vite ! Cette ceinture, il me la faut ! A n'importe quel prix !
Et compte tenu que, fidèle à lui-même la perspective d'un combat légal ne pouvait pas lui venir à l'esprit et que seul l'opportunisme prévalait, votre honneur, et qu'un simple « accident «  ne pourrait pas gêner un adversaire de constitution aussi exceptionnelle que la victime, une seule possibilité lui est venue dans son esprit dans ce laps de temps aussi court...


Elle conclut alors sa plaidoire en pointant l'accusé du doigt (vivi, comme dans le jeu, sauf que là c'est le proc' qui le fait !):

Von Karma: L'HOMICIDE !
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René Duprée

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MessageSujet: Re: Hardcore X Championship: Hébus vs René Duprée   06.11.07 0:20

Avocat général … Réquisitoire … Témoins … Juge … Avocat de la défense … Partie civile … Jurés … Magistrats … Greffier …
Ces mots vous sont sans doutes inconnus … Une petite plongée dans ce domaine judiciaire qui est souvent le dernier lieu que l’on voit avant d’aller dans l’univers pénitentiaire qu’un bon ami à nous connaît tout particulièrement.


Bon … Que faire … Faire passer l’ennemi pour le truand ? Schéma simple mais toujours efficace ? Bah justement là c’est un peu vrai, Armando est un peu le dealer maître chanteur de la MDWF … Faire venir des nuées de journalistes amassés contre les portes pour donner l’impression de l’importance de la chose ? Non … Trop indigne des talents que nous représentons … Mais alors que faire … Cette question je me la suis posé dans tous les sens … Elle a été tourné et retourné dans ma tête … Mais j’ai trouvé … Lisez, jugez, mais vous approuverez !

1-Mise en situation
Les années ont passées … Certaines têtes connues ont changées, d’autres en revanche sont toujours les mêmes. Des hommes que nous connaissions se sont reconvertis. Par vocation pour certains, en revanche pour d’autres le choix ne leur fut pas laissé. Mais de ceux là nous nous en foutons. Une vieille histoire passée a ressurgie. Les protagonistes de cette histoire sont tous réunis en ce petit tribunal de Salt Lake City. Des têtes connues, et qui encore font des apparitions publiques sous les cris de la foule. Mais ici, le procès se passe à huis clos. 2032 et René Duprée est poursuivit pour une horreur commise en 2007.

2-Récapitulation des faits
Crevons de suite l’abcès, pas de crimes, meurtres, cambriolages. Rien de tout cela. Juste un petit appel face à la justice à cause du fait d’avoir fait chanté un homme. Pourquoi si longtemps ? Car cet homme devait attendre que son crime ne soit plus condamnable. Il y a prescription pour son crime mais par pour l’accusation de chantage à la charge de Mister René Duprée porté par Mister Armando Alessandro Estrada.

3-Le procès
Bah voila … Nous y sommes … Les personnes concernées sont présentes. (Nonnnnnnn ? J’aurais pas cru …) Un greffier annonce l’arrivée du juge, toutes les personnes présentes dans l’assistante se lèvent comme un seul homme. Le juge fait passer un message à l’homme assis à sa droite.

Christophe Hondelatte : Faites entrez l’accusé !

Tout le monde se tourne alors vers la porte de derrière (Backdoor comme l’appelle si tendrement Hard Gay !) et l’homme entre dans le tribunal.

La bombe humaine
Tu la tiens dans ta main
Tu as l'détonateur
Juste a cote du cœur


Judge Dread (Merci Hébus je dois changer son nom.): Eh oh ! Où vous croyez-vous ? Non mais ici c’est un tribunal. On n’entre pas ici comme on rentre dans une arène de catch. Bon, nom et adresse de l’accusé.

L’accusé : Duprée. René Duprée. Ancien catcheur à la MDWF entre autres. Actuellement diplomate français sur le territoire américain. Bien qu’étant protégé de par ma fonction j’ai choisi d’accepter de comparaître devant vous afin de laver ma réputation est de prouver que cet homme choisit les faits afin de se faire passer pour la victime. De même, j’en profiterais pour demander des dommages et intérêts pour le préjudice physique et moral dont cette histoire me fait souffrir. Bien entendu la totalité de l’argent venant de cette manne sera reversée à diverses œuvres caritatives.

Judge Dread : Chaque chose en son temps. La parole est à l’accusation qui appelle donc Monsieur Duprée à la barre.

Avocat de l’accusation : Alors monsieur Duprée, entrons tout de suite dans le vif du sujet. Avez-vous oui ou non fait chanter monsieur Estrada ici présent ?

René Duprée : Oui mais en fait …

Avocat de l’accusation : Il n’y pas de en fait … Vous l’avez fait !! Messieurs les jurés vous avez entendu, i avoue avoir fait chanter Monsieur Estrada ici présent. Il est donc coupable. Brûlez les hérétiques.

Judge Dread : Oui bon c’est pas un cirque ici !! Malgré la tête des accusateurs … Bref la parole est à la défense ! Monsieur Duprée c’est vous qui assurez votre défense.

René Duprée : Oui, moi je sais parler pas comme les autres clampins qui se trouvent ici.
Mesdames et Messieurs les jurés,
Aujourd’hui vous avez la chance, le privilège et l’honneur de décider du sort, et de l’avenir donc, de l’ancien lutteur le plus renommé de la Million Dollar Wrestling Federation. Moi. Bref je pense qu’avant que vous ne puissiez rendre votre jugement il vous faut avoir la réalité de l’espoir. Je demande donc à la cour de prendre en compte la pièce à conviction numéro trois. Un DVD rappelant les faits, purement un rappel des faits. Pas une mise en forme afin de m’enlever ce problème.


Best Of Duprée vs Hébus a écrit:

Where All Begins II
A ce petit jeu c’est Duprée qui l’emporte, mais Hébus pose immédiatement son pied sur la pelle pour l’empêcher de s’en servir. Pourtant Duprée tire de toutes ses forces et… il arrache le manche ! Surpris, il se retrouve tel Donatello des tortues ninja avec un grand bâton dans les mains. Il ne se pose pas plus de question et fait un grand moulinet pour frapper Hébus, mais celui-ci se baisse pour esquiver, ramasse le bout de pelle et… la balance en pleine tête du français ! Ca a fait « dong » et René est sonné, bien qu’il ne tombe pas et garde son bâton dans les mains. Bâton qu’Hébus attrape par le bout… avant de faire valser Duprée qui perd équilibre et tombe à nouveau dans la fosse ! Hébus qui se dirige immédiatement vers le tas de terre… il n’a plus de pelle, et son « instinct animal » lui revient, voilà qu’il gratte à la main et recouvre petit à petit la fosse, qui est déjà bien moins profonde car pas mal remplie lors de sa dernière « tentative »… encore une fois Estrada vient le soutenir, avec plus ou moins du succès… mais au bout de quelques secondes, Duprée est bel et bien recouvert de terre et la fosse quasiment remplie. L’arbitre n’a plus qu’à faire sonner le gong pour mettre un terme à ce match épique !
Vainqueur et toujours champion Hardcore-X : Hébus

Payback 9 Octobre
ON voit une conversation entre René Duprée et AAE. Duprée annonce qu’il veut affronter Hébus car il estime qu’il mérite une revanche. Estrada refuse mais dit à Duprée qu’il peut toujours se présenter à un match pour le titre. Mais Duprée se fout du titre, il veut Hébus. Estrada refuse évidemment car Hébus est (parait-il) trop fort pour Duprée. Et qu’il n’acceptera que si une bonne raison se place face à lui.
Il s’en va alors et on voit Duprée sourire.

Payback 16 Octobre
Duprée passe un coup de fil à Estrada en lui disant qu’il détient quelques preuves formelles quand à quelques égarements de jeunesse. Estrada comprend de quoi parle René Duprée et il commence à avoir peur.

Payback 23 Octobre
Le match est accepté et se sera un Flames Of Phénix. Pour la plus grande joie des deux compétiteurs.

Million Dollar Pumpkins II
Le match a lieu. Enorme et flamboyant. Le match est d’une violence rare. Les deux hommes s’échangent des droites du haut de l’échafaudage et l’un des deux tombe !! Il s’agit de …

René Duprée : Voila les faits. Rien que les faits. Ils apparaissent ainsi devant vous. Mais vous pouvez voir qu’en effet j’ai retourné à mon avantage les problèmes de jeunesse d’Estrada. Mais je ne l’ai pas fait chanté. Je lui ai laissé le choix, et il a choisi de m’affronter afin de me faire taire définitivement. Mais les choses ne se sont pas déroulées comme il l’avait prévu. Le match eut lieu, tout s’est finit. Sans aucun mort d’un côté comme de l’autre. Mais un fait qui est resté dans les annales. Non je ne rappellerais pas ce qu’il s’est passé ce soir là.

Judge Dread : Je me souviens, j’étais comme un fou devant ma télévision j’ai applaudi les exploits des deux gladiateurs présents ici dans mon tribunal. Enfin un des deux quoi … L’autre je ne sais pas ce qu’il est devenu.

René Duprée : Oui c’était le bon temps, avouons-le. Mais maintenant je dois ressortir de ma retraite pour me justifier d’un acte que je n’ai commis que par obligation. J’ai commis ce geste, oui, mais si j’avais pus m’y prendre autrement je l’aurais fait. Vous savez, j’avais un rêve, dans celui-ci, les fans présents pouvaient choisir leurs matchs. Et dans les matchs préférés il y avait cette revanche. Hébus contre René Duprée. Peu importe la stipulation, l’important c’est que ces deux là sois de nouveau réunis. Pour vous, j’ai utilisé tous les moyens possibles. Mais est-ce de ma faute si l’homme qui me pousse à comparaître aujourd’hui devant vous était juste un lamentable petit dealer avant de devenir le lamentable petit manager qu’il est devenu. Oui et aujourd’hui espérant revenir sur le devant de la scène que moi je n’ai jamais quitté il se rabat sur le dernier moyen, un moyen que tout homme digne de ce nom aurait refusé d’utiliser. Puisque le domaine du divertissement sportif lui a donné tort, puisque la vie lui a donné tort, il décide d’en appeler à la justice. Justice en qui j’ai confiance. Alors voila, je vous laisse, seuls juges messieurs les jurés et je sais que vous ferez le bon choix. Je sais qu’entre l’homme qui a fait le bien et la chose hideuse qui vous débecte, vous ferrez le bon choix.

Judge Dread : Oui, messieurs les jurés, on vous demande de choisir entre un homme qui nous as toujours fais rêver. Qui toujours sur un ring se donner pour nous satisfaire et qui a dû employé un puissant stratagème afin de nous permettre d’avoir ce rematch de légende. Et de l’autre côté un dealer qui essaye de salir la réputation d’un gentilhomme. Peut-on croire un dangereux repris de justice ? Je ne le pense pas … Mais je vous laisse avec votre libre-arbitre et vous laisse donc en paix pour réfléchir.

Juré number one : Point besoin de nous regrouper. Le choix nous est en effet fort aisé. Non point que nous connaissons René Duprée. Mais dans cet état de nombreux habitants sont français. Là haut, il est plus connu que le type qui a marché sur Mars. Nous nous battons afin qu’il laisse sa trace. Bref, il ne fait guère de doutes, même pour nous qui ne sommes pas scouts, qu’il est innocent des faits dont on l’accuse. Quoi qu’il en soit, le Sieur Estrada devrait passer en comparution immédiate avant de répondre de ses actes.

Judge Dread : Excellente idée que je n’avais osée suggérer. Allez Armado Estrada est appelé à la barre. Veuillez décliner, noms et qualités je vous prie.

AAE : Une honte ! Je suis le plaignant, et c’est moi que l’on risque d’arrêter … C’est une honte honteusement honteuse ! Je m’appelle Jean Roucas et je suis un poltron doublé d’un lâche. Je ne suis pas particulièrement intelligent, ni réellement intègre. Je sais juste que je sais ce que de devoir tout faire pour arriver à ce que l’on veut atteindre. Moi-même, vous l’aurez deviné, par le passé je n’étais pas très regardant. Et c’est ce que je reproche au Sieur Duprée. Voila j’en appelle à la clémence des juges.

René Duprée : J’ajouterais que c’était un ressortissant cubain sans permis de travail à l’époque des faits et qu’il avait essayé de me kidnapper par le passé, ainsi que le fait de m’avoir séquestré à Cuba. Heureusement je fus délivrés par deux de mes amis : Sébastien Chabal et Bernard Lavilliers.

Juré number one : Là non plus aucunement besoin de nous regrouper. En notre nom à tous, je condamne le sieur Armando « Jean Roucas » Estrada ici présent à la réclusion à perpétuité ainsi qu’à verser la totalité de ses biens en compensation des préjudices qu’à subis René Duprée. Nous nous retirons de ce monde puisque la mort ne peut être que notre seul recours après avoir épargné à notre Dieu à tous de se retrouver en cellule.

Judge Dread : Euh très bien mais ne faites pas cela ici. Pensez à cette pauvre femme de ménage qui a déjà du mal sans son bras de tout bien nettoyer alors qu’elle travaille fort justement plus de 18 heures par jour. Sans permis de travail.

4-Et maintenant ?
Eh bien, une méga giga teuf eue lieue dans le tribunal où quelques amis intimes de René Duprée étaient arrivés sur invitation. Les Beatles se reformant une dernière fois pour fêter la non condamnation du français, sans parler des Blues Brothers spécialement venus de Chicago pour fêter ce qu’ils appelèrent la meilleure récompense qu’ils pouvaient avoir suite à leurs bonnes actions passées. Sans oublier les Guns N’ Roses, Def Leppard, Soundgarden, et Kurt Cobain de retour pour une nuit, une seule. Bref que du beau monde.

5-Récompense
Ce jugement fut récompensé à douze reprises comme le plus grand n’importe quoi jamais vu. Et il le mérite soyons clairs.

Piou … Bah ce n’est pas trop tôt … J’ai cru que cela ne finirait jamais … je vous rappelle qu’au tout début de cette retransmission je vous annonçais que j’avais eu une bonne idée. Je vous rassure tout de suite, ce n’était pas celle là. Mais vous le saurez bientôt, je vous laisse potasser un peu, mais préparez-vous à aimer.
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Hébus

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MessageSujet: Re: Hardcore X Championship: Hébus vs René Duprée   06.11.07 21:10

Tout en bas...

...de la plus grande grange d'un petit village nommé Walnut Grove, en 1908. Le tribunal populaire est déjà en place depuis des heures, et à voir la mine des paysans tenant encore leur fourche du fait d'avoir été brusquement interrompus dans leurs travaux des champs, c'est pour une affaire grave !


Le juge Itsu: Accusé, levez-vous !

Le plouc en haillons honorable travailleur de la terre s'exécute alors en sourciller, l'air curieusement innocent pour quelqu'un qui se retrouve devant le prétoire !
Le procureur (ou non, la procureuse, je crois que j'aime bien !) commence sa plaidoirie:


Nelly Olson: Le tribunal populaire est réuni aujourd'hui dans l'affaire opposant le Village à l'accusé ici présent, Charles Phillip Ingalls, pour motif d'homicide volontaire !

Consternation ! Le Charles Ingalls, l'ami du public de 7 à 77 ans, le fantasme inavouable de mémé, le bon père de famille et paysan honnête serait soupçonné de meurtre ? Impossible ! C'est sûrement un autre ! Vas-y, coco, fais-moi un gros plan !


(Et vlan que je te recycle les images des vieux défis. Taxez-moi de ce que vous voulez, rien à battre, et si le proprio porte plainte, j'l'éclate 3-0 A All About Money 3, moi ! Ouais, d'abord !)

Non, pas de doutes, il a les traits tirés de celui qui n'a pas dormi depuis des jours, voire des semaines, il a le poil qui blanchit et sa chemise est encore plus reluisante de sueur que d'habitude. Il serait limite méconnaissable mais c'est bien LE Charles Ingalls, le seul l'unique !

Le juge Itsu: l'accusé ayant choisi d'assurer lui-même sa propre défense, le procès peut commencer. L'accusation est priée de procéder à sa déclaration.

[color:9637=red:9637]Nelly Olson: Merci, votre honneur.D'après les premiers éléments de l'enquête du shériff, le communautaire Charles Phillip Ingalls ici présent parmi nous aujourd' hui a été aperçu, au moment du drame qui a coûté la vie à notre nouveau membre surnommé « le poilu «  auprès de sa ferme en flammes tenant dans sa main droite une torche encore incandescente. Face à cette vision troublante, les hommes du Sheriff l'ont aussitôt mis à la disposition de la justice, et les nombreux indices récoltés par les services de l'ordre n'ont fait que corroborer le scénario des faits, que nous allons relater tout de suite.
En ce bel après-midi d'été, Mr Ingalls, comme à son habitude, arrosait ses huit salades vertes en tenant son arrosoir avec nonchalance et fredonnant la pimpolaise. Néanmoins, depuis quelques temps déjà, quelque chose le perturbait: son nouveau voisin. Que la cour ne se fasse pas de fausses idées, si ce dernier avait des allures on ne peut plus étranges voire repoussantes avec ses épaules carrées et sa pilosité à deux doigts de décimer la population de nos grizzlis locaux par vagues de suicides, ce n'était pas ce qui incommodait l'accusé. Celui-ci est connu pour être d'une nature tolérante, ouverte d'esprit. Ce qui le gênait réellement, par contre, est l'opulence de son jardin. Bien que vivant juste à côté sur un terrain à priori similaire, la victime faisait pousser avec facilité et en abondance des laitues, des tomates, des citrouilles et du maïs jusqu'à plus soif là où l'accusé, malgré un louable acharnement, n'avait réussi à obtenir que huit tas de feuilles. Rapidement, ce qui n'était qu'une simple envie vira à la jalousie, puis à l'obsession pure et simple. Comble de l'horreur, Mr Ingalls ne pouvait même plus se détendre le soir dans sa chambre via son loisir favori: écrire son roman en laissant vagabonder son imagination telle une Alice au pays des Merveilles en contemplant depuis sa fenêtre les huit scaroles (Ouah, après celle-là, je mérite A VIE la médaille d'or de la vanne la plus foireuse jamais faite à la MDWF !) !

[colorblue]Charles Ingalls: Mensonges !

Bien dit, mon gars. Ca c'est de la répartie !

Nelly Olson: Silence, vous parlerez lorsque vous en aurez été invité ! Donc, comme je le disais, la vie de l'accusé était suite à ce voisinage devenue littéralement impossible. Comme il ne pouvait pas reprocher quoi que ce soit à cet être certes repoussant mais néanmoins fort aimable, faute de le surclasser, il fallait l'éliminer. Et peu à peu, commettre l'irréparable fut la seule idée qui lui vint en tête.

Profitant d'une sieste de la victime, l'accusé, armé de la torche que voici, celle-là même qu'il tenait encore en main au moment de l'arrestation, s'apprêta tout simplement à mettre le feu à la demeure du « poilu ». Ce qu'il fit d'ailleurs aisément, la maison n'étant faite qu'en bois, matériau qui s'enflamme on ne peut plus facilement, vous en conviendrez ! Les destin de la victime semblait scellé, mais la victime étant d'une résistance assez remarquable, elle ne mourut pas tout de suite. L'accusé, dans un élan de sauvagerie que d'aucun ici présent dans cette pièce, berné par sa réputation de brave homme, n'aurait cru possible a du alors foncer dans le tas et terminer sa sinistre besogne. Le combat sous la chute de poutres en flammes fut particulièrement violent, et personne ne sut vraiment comment il s'était terminé. La seule chose qui en resta était l'accusé ici présent, dans l'état que nous avons déjà mentionné et un corps jamais retrouvé mais dont on n'a aucune peine à deviner qu'il a du se mêler aux cendres de sa demeure.
Votre honneur, ce cas est extrêmement simple: un contexte des plus défavorables, des indices plus que dénonciateurs, Mr Ingalls est coupable de meurtre prémédité, cela sonne comme une évidence. Un seul verdict est possible: coupable, et une seule condamnation: la mort par pendaison !


Charles Ingalls: Votre honneur, je proteste ! Ce n'est qu'un tissu de mensonges !

Décidément, ce braves Charlie a toujours autant le sens de la réplique !

Charles Ingalls: Comment aurais-pu tuer cet exotique mais néanmoins brave homme qui était devenu mon nouveau voisin ? Je suis Charles Phillip Ingalls, je suis membre de ce village et de cette communauté depuis plus de vingt ans, mes enfants vont à l'école et ramènent de bonnes notes, ma femme est une institutrice dévouée, je vais avec ma famille à la messe tous les dimanche, je fais régulièrement don de les gains à la charité et je ne bois pas d'alcool ! Lorsque Joe Kagan venait d'arriver au village et avait du mal à s'intégrer, j'ai été le premier à lui porter secours et depuis, il est reconnu unanimement comme un citoyen modèle ! Lorsque l'institut pour aveugles a menacé de fermer, j'ai participé à la mobilisation du village pour son maintien ! Depuis, tous les non-voyants chantent mon nom et ont même lancé une pétition pour renommer l'établissement « institut Charles Ingalls ». Je suis un bienfaiteur, j'ai le coeur sur la main et je ne vis que pour sauver mon entourage, voire le monde ! Comment aurais-je pu commettre un acte aussi barbare ?

Le juge Itsu: Schnirfl...la cour se souvient effectivement des bons et loyaux services d'une personne aussi estimable que vous. Elle prononce alors, en son âme et conscience le verdict « non-coupable » et condamne la commnuautaire Nelly Olson à dix ans de travaux forcés pour procédure abusive !

Nelly Olson: Hein ???

Le juge Itsu: Et maintenant, ferme-là, la chieuse, en fait, toi et ta manie de piailler comme un marsouin, j'ai jamais pu t'encadrer ! Et j'ai horreur des couettes, ça me rappelle « premiers baisers », mon plus grand traumatisme télévisuel !

Nelly Olson: Mais...

Le juge Itsu: Silence, ou j'ajoute également une condamnation pour outrage à la cour !
Sur ce l'audience est levée !


La clameur est immense: Charles Ingalls, ce si aimable citoyen, sauveur de la veuve et de l'orphelin a été relaxé. Il n'y avait pas de preuves de son innocence, le dossier de l'accusation était béton ? On s'en claque le steack, il vient de sauver le monde, le sacripan !
Les oiseaux chantent, les petites filles dansent, c'est la fête au village, les parents les enfants ont avalé leur potage pour s'amuser, pour danser pour chahuter en chantant des aires bien de chez nous houhou ! Pour faire les fouuuuuuus !

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Téléspectateur n°1: Putaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaain ! J'en étais sûr, à chaque fois c'est pareil, dès que je pars pisser, t'en profites pour zapper et te refoutre tes soap-operas à la mords-moi le fion, espèce de connard !

Télespectateur n°2: Mais j'ai pas zappé ! On est toujours sur MDWF TV !

Télespectateur n°1: C'est ça, et mon cul, il vient de chez KFC ? Te fouts pas de ma gueule en prime ou c'est la vision de ta tronche encastrée dans le tube cathodique qui va faire figure de nouveau programme ce soir !

Télespectateur n°2: T'arrêtes tes ragnagnas ? On est sur MDWF TV, je te dis ! Tiens, regardes, c'est même encore écrit « featuring René Duprée, in an OBEY production » !

Télespectateur: ...

Télespectateur n°2:...

Télespectateur n°1: Sérieux ?

Bah ouais, sérieux.

On n'a pas quitté un seul instant la seule et unique chaîne de la Million Dollar Wrestling Federation ! P'tain, après le plagiat d'idées, the French Tippler s'est tout simplement spécialisé dans un autre domaine: celui du divertissement type « AB Productions », le tuc manichéen en diable où il joue le rôle du Jésus le sauveur, pétri des intentions les plus pures et toujours prêt à sauver la veuve et l'orphelin. Et tombeur de ces dames avec ça, bref, l'homme parfait. Et depuis qu'il s'est acheté une DeLorean d'occasion sur Ebay, son grand truc, c'est le voyage spatio-temporel, direction l'an 2578, à J+1 de l'aopcalypse, quand l'humanité a perdu tout espoir (forcément, sinon notre pauvre sauveur n'aurait plus qu'à pointer à l'ANPE s'il n'y avait pas un minimum de boulot !).

Oui mais là non, stop, allô Houston, on a un problème. Son truc, c'est un peu complètement pas crédible.
René Duprée, ce n'est pas Ivanhoé le beau chevalier arrivant sur son fidèle destrier. Ce type, c'est une ordure, une vraie raclure de bidet certifée 100% naturelle, AOC et label rouge. Son parcours, ses actions, tout parle pour lui.
Il est donc aussi crédible dans ces apparitions d'une mièvrerie à faire passer Casimir et l'île aux enfants pour un programme classé X que moi je suis prédisposé à faire danseuse étoile à l'Opera.
Au nom de la préservation neuronale de nos lecteurs, il est temps de mettre fin au passacre. Halte au feu, et revenons enfin au tribunal.
Au vrai.
D'ailleurs, ça tombe bien, la promo vidéo enfin terminée, nous retrouvons immédiatement la cour fédérale des Etats-Unis...


[color=darkblue]Von Karma: La cour aura la pertinence de souligner que l'accusé ne formule aucune réponse quand à ces déclarations.color]

PS: Une joke of the week s'est glissée chez l'un des protagonistes: saureiz-vous la retrouver ?
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René Duprée

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MessageSujet: Re: Hardcore X Championship: Hébus vs René Duprée   07.11.07 19:34

Eh voila … Changer encore une fois d’idées … En trouver une nouvelle sans faire plagiat d’un défi déjà fait. On a déjà vu de nombreuses fois Duprée accusé … Mais a t’on déjà vu Hébus en accusé ? Bientôt peut-être … Et encore plus fort, mais je vous laisse deviner. Cependant un conseil oubliez les noms de la MDWF, là c’est la véritable vie, ne pensez plus au catch. Lisez, vivez.


Nous sommes ici dans le tribunal de grande instance de Chatellet les Halles. Florent Pagny est dans la place et … Euh non désolé je me suis planté … Ici c’est New York petit, ah non ne te méprends pas petit ce n’est pas pour toi, ici on est à Phoenix et ça déchire grave l’Arizona. Bref, nous sommes ici à ce procès très particulier.

René Duprée : Oui messieurs les jurés, ce n’est pas l’avocat qui vous parle mais bien l’homme. Regardez cet homme qui est face à vous dans le box des accusés, le regard hagard, l’air ahuri. Pensez-vous réellement qu’il soit capable de commettre ce dont on l’accuse. Comment voulez-vous qu’il mette au point un plan qui lui aura soi disant permis de cambrioler trois palaces qui gardaient leurs argents dans le même coffre fort ? Non bien sûr que non … Je ne pense même pas qu’il soit capable de comprendre les mots qui sortent de ma bouche. Alors maintenant, je … je … je … Est-ce que l’on peut interrompre le jugement pendant dix minutes monsieur le juge ?

Juge Mendernier : Euh, oui faites comme bon vous semble. Vous pouvez vous entretenir avec votre client.

René Duprée sort donc pour aller aux toilettes, il est trempé, il sue abondamment, il change de costume. Il hésite à poursuivre ce procès, il sait que son client, Hébus, est coupable. Il n’a en effet pas fait le plan mais c’est bien lui qui a commis le vol, il a cette capacité physique et cette souplesse que personne d’autres n’a … Enfin, il n’a ni l’intelligence ni la beauté que moi j’ai … Chacun à ce qu’il peut. C’est mon boulot, dans les bons et les mauvais moments. Je n’ai pas le choix j’en suis à vingt huit procès remportés, et mon vingt neuvième est là, à porter de bras. Je le ferais. Je délivrerais cet homme. Et Duprée retourna vers la salle où il eut un sourire rempli de confiance pour Hébus. Ce dernier, connaissant la réputation de son avocat su qu’il ressortirait de cette salle libre comme l’air.

Juge Mendernier : Maître Duprée, reprenez votre réquisitoire là où vous l’avez laissés.

(Phrase bonus track que vous avez failli ne pas avoir :
René Duprée : Mon réquisitoire ? Merde j’étais sur de l’avoir laissé là pourtant … Quel est le connard qui me l’a volé ?
Mais nous sommes dans un tribunal, lieu béni et où il ne fait pas bon rire ou s’amuser.
)

René Duprée : Merci monsieur le juge. Donc, j’allais vous parler de ce monsieur Van Houten. Lui était directeur de ces trois palaces. Et si vous regardez son casier judiciaire qu’est-ce que l’on y trouve ? Rien, absolument rien … Et cela et très fort pour un homme d’affaires que l’on dit intraitable et pas très blanc dans certaines tractations. Mais bon, on va dire d’accord, sauf quand bizarrement on peut être au courant qu’il a un casier dans sa ville natale de Nashville, Tennessee. Casier qui lui appartient mais dont l’empreinte digitale n’est pas la même que celle dont il se sert depuis quelques temps. Car oui cet homme a falsifié son dossier sans quoi l’on aurait vu qu’il y a trois ans il avait été inculpé d’escroquerie à l’assurance. Oui, je vous le dis, cette histoire où un homme peut voir sa vie brisée alors que finalement il n’est que le pauvre bougre qui s’est trouvé là au mauvais endroit au mauvais moment. Alors je vous laisse faire votre choix.

Et les jurés s’en vont bien qu’ils ne soient pas longs à revenir puisqu’ils sont déjà là.

Juré n°1 : A tous les chefs d’accusations, la réponse unanime du jury est : non coupable.

Scène de liesse intense où Duprée est congratulé par toutes et tous. Vingt neuf procès, vingt neuf acquittement. Est-ce lui qui est fêté ou est-ce l’homme libéré qui est applaudi par ses amis. Un homme seul reste dans le coin a arboré un sourire digne de l’avocat René Duprée lui-même. Tous sortent du tribunal pour fêter cela dans le bar le plus proche.
L’homme lui reste toujours à part.
Lendemain matin, mal de crâne et gueule de bois. Cela se passe souvent comme cela. Déjà une affaire si tôt après mon dernier succès ? Je me dirige prestement malgré les derniers événements jusqu’à la porte. C’est le type d’hier, je suis sûr. D’ailleurs il me le confirma. Il s’appelle Armando Alessandro Estrada. Il dirigeait le plus gros cabinet New-yorkais d’avocats. Il me tenait à l’œil depuis un petit moment déjà mais cette dernière victoire acquise alors que j’étais à l’agonie a bien montré à tout le monde le caractère que j’avais. J’étais taillé pour le succès. Dorénavant il en était sur. Et il me proposait donc de le retrouver dès lundi à son cabinet pour parler des termes du contrat.

Voila, je suis à New York, contrat signé, appartement de fonction, voiture tout pareil. La vraie vie, le paradis sur Terre. Ma première mission était vraiment pour me familiariser avec l’équipe. Je devais choisir un jury afin de faciliter la victoire d’un de mes confrères du cabinet. Travail aisé, je me suis mis à les étudier tandis qu’ils répondaient aux questions. Vraiment un travail trop facile. Bien entendu le procès se déroula exactement comme prévu et la victoire fut évidemment au bout. L’on me félicita bien évidemment. C’était un procès facile mais bon … Histoire de me gonfler les chevilles cela ne me dérangeait pas le moins du monde.

Et les fêtes, dignes des orgies des temps romains.

Ah oui, il y avait des fêtes tous les soirs, ces fêtes énormes qu’aucuns être humain normal ne pouvais supporter … Et pourtant … Tous les soirs ils y étaient et moi tous les soirs j’y étais. Tous les soirs sombrant un peu plus dans l’alcoolisme et dans la luxure. Une vie qui me faisait rêver et je me jetais dedans plein d’allégresse et de vie. Moi qui était habituellement juste réservé, plutôt indulgent avec les jeunes … Non je ne respectais rien et personne, mais cela, je n’aurais jamais pensé pouvoir le faire. Et surtout pouvoir me regarder dans une glace après cela. Et pourtant, tous les jours en me réveillant j’attendais avec impatience la prochaine fête. Voulant de plus en plus cette vue dépravée et me répétant à l’usure que ma vie d’avant n’était pas une vie, juste de la survie. Comment pouvais-je vivre ? Sans cesse, plus vaniteux et décadent je me posais la question.

Oui … Moi qui était si fier de ce que j’étais je me demande encore pourquoi j’en étais si fier. Une vie rangée, très peu d’excès, moi qui était fier de cela. Comme j’étais risible, heureusement depuis ma réponse avec Armando Alessandro Estrada je me suis éloigné du mauvais chemin et j’ai rejoins la lumière.

Enfin monsieur Estrada vient me voir, mon premier vrai procès au sein de sa firme. Je dois protéger un tueur d’enfants. Dire qu’il y a quelques temps j’aurais refusé … Non réellement, je n’étais même pas un homme … Un moins que rien … Je me suis quand même surpassé depuis que je suis dans l’écurie d’Estrada je ne suis plus le même. Un homme magnifiquement bon, prenant son boulot à cœur et ne refusant jamais de défendre quelqu’un. Bref le nouveau Robin des Bois. Je suis heureux, je travaille comme un dingue sur ce procès, je ne vais qu’à une seule fête sur deux, c’est pour dire. Le procès arrivant, le stress monte, je le remporte évidemment. J’en suis à trente victoires. La fête du soir est plus que génialissime je fais des choses que je n’aurais jamais cru possible auparavant. Démesure, ici tout est grand mais tout le monde est décadent. Comment ais-je pus me passer de cela ? Cette entrée dans la firme d Estrada, la OUSK, pour OUSKorporated, fut une seconde naissance beaucoup plus importante que la première. Si je ne devais en garder qu’une ce serait évidemment celle-la. Je rentre chez moi, et j’attends, seul, dans mon grand appartement vide de toute présence humaine.

Moment nostalgie, je repense à ma vie passée. Une vie sans mouvements, sans hauts ni bas, une vie comme un habitant lambda. Pas de gloire, pas de bassesse mais au moins je n’étais pas seul le soir en rentrant chez moi … Ma femme m’a quittée quand j’ai accepté ce poste … Pour elle, tous les New-yorkais sont des diables puisqu’ils ont oubliés ce qu’ils étaient auparavant. Elle a peur que je devienne comme eux. Elle a raison, je renonce à ma vie passée qui ne pouvait rien m’apporter. Je suis désormais au sommet de mon art et Estrada me fait de plus en plus confiance, je monte en effet de plus en plus dans la hiérarchie de la OUSK.

Les procès s’accumulent, j’en suis à quarante victoires. Elles s’entassent aussi vite que les femmes se succèdent dans mon lit. Je suis un Ousk et je vis comme eux désormais. Plus rien ne me fait peur, libérer des criminels ? Cela continuera à faire tourner le cabinet puisqu’ils reviendront nous voir lors de leurs prochaines inculpations. C’est le slogan de la maison : « Un criminel dehors est un client potentiel. » ce slogan nous l’appliquons à la lettre prêt. Et cela me plaît. Je me vois comme un criminel, moi qui déteste la justice et la loi car je libère tous les gens qui font de cette société une société de désolation, de haine et de mort. J’aime cela. Je me sens important dans ce monde de déboires, je sors dans la rue et on me reconnaît. Mais pas encore l’on ne me demande d’autographes. Mais bon, je peux faire ce que je veux, je cesse de me préoccuper des autres gens, je deviens individualiste, les autres ? Je m’en branle, il n’y a que moi d’important. Je suis le Un et Unique ! L’unique Dieu de ces gens ici bas. Ils me vénèrent tous mais ils ne le savent pas. Ils ne se doutent pas que je peux sauver leur vie si jamais il y avait besoin. Et là ils me remercieront.

Quelle vie que je mène, sans cesse entre mon appartement du 17ème étage et mes bureaux situés dix étages plus bas. Pas de vie de famille, d’ailleurs pas de famille tout court … Mais à quoi une famille me servirait-elle puisque j’ai toutes les femmes que je veux … Même le nombre je peux en décider. J’ai réellement une belle vie. Ahlala certaines personnes veulent de l’amour par-dessus tout, moi je ne suis pas exigeant, l’argent facile, les femmes faciles, et gagner des procès, tout cela suffit à mon bonheur. Je ne comprends vraiment pas les personnes qui se disent heureux puisqu’ils ont une famille, des amis sur qui il peut compter, ou tout simplement une ligne de conduite irréprochable qui leur permet de se regarder dans une glace sans tourner la tête.
Je veux cela … Maintenant je comprends ce que je veux … Et cette vie n’en est pas une.

Tout s’est déroulé si vite dans ce bureau, je venais de me boire quelques bières-vodka-malibu. Estrada m’a appelé dans son bureau, il y avait là le type que j’avais sauvé. Hébus se nommait-il, et il se trouvait que le type qui avait fait le plan du cambriolage était justement cet Estrada. Et là tous les trois dans ce bureau, un asiatique entra, tout de cuir vêtu. Estrada lui proposa un plan à quatre. Duprée refusa il n’était pas de ces gens là. Mais Hébus se jeta sur lui tandis que Estrada et Hard Gay (le japonais) se roulaient des pelles. Duprée sortit alors un couteau de sa poche et planta Hébus. Les trois hommes étaient alors en face de lui et Estrada prit la parole.

Estrada : Ahah !! Allez viens, je sais que tu aimeras et je souhaite tant élargir le cercle de mes amis. Viens, à ton avis pourquoi je t’ai choisis. Allez à quatre, je ne l’ai jamais fait.

Mais je n’avais en rien décidé de me laisser faire et ce couteau se retrouva directement dans ma gorge, en tombant je vis les trois hommes qui se précipitaient vers moi. Il était trop tard, eux et moi le savions.

Je suis aux toilettes. Je me rappelle, mon vingt-neuvième procès. Qu’est-ce que j’ai vécu alors ? Un rêve ? Une prémonition ? Mon futur si je remporte mon procès. Je suis moite, je touche ma bague de mariage … Ma femme m’avait quitté avant que je ne deviennes cet homme que je n’étais pas. Puissante pensée et pourtant si réelle. Je ne m’aimais pas, comment ais-je pus changé à ce point ? Je suis fier de l’homme bon et intègre que je suis. Je ne suis sûrement pas le meilleur mais je ne suis pas le pire. Le pire c’est l’homme qu’il y a dans le box et que je peux faire rester au trou. Je fixe le miroir et retourne dans la salle.

Juge Mendernier : Maître Duprée, reprenez votre réquisitoire là où vous l’avez laissés.

René Duprée : Merci monsieur le juge. Hélas avec une divergence d’opinions avec mon client je ne puis me résoudre à poursuivre de le défendre. M’ayant menti, je suis obligé de mettre fin à notre collaboration.

Juge Mendernier : Maître Duprée, vous rendez-vous compte que vous pouvez être rayés du barreau ?

René Duprée : Oui j’en ai conscience. Mais je préfère cela plutôt que devenir un monstre dépourvu de sentiments humains. Je préfère prendre ce risque plutôt qu’à perdre tout ce que j’ai par rapport à ce que je pourrais avoir si j’étais dépourvu de tout sens de l’honneur. Messieurs, je vous remercie de votre attention et j’aimerais vous demander de juger avec votre cœur et de croire en l’homme. Il est bon.

Et l’avocat français quitta la salle d’audience sous les applaudissements de la foule, pour ces hommes et ces femmes, le système judiciaire est semblable à un robot sans sentiments. René Duprée vient de montrer qu’il a un cœur. Bien entendu au cours du procès qui suivit Hébus fut inculpé pour vol. René Duprée, lui, fit une carrière politique qui le mena au sommet de l’Etat.

Et voila c’est fini, vous le voyez, laissez parler votre cœur, cela ne peut-être que bénéfique pour vous mais aussi pour tous ceux qui vous entourent.
C’est une belle histoire qui s’achève mais une nouvelle nous attend, et elle porte un nom : Million Dollar Pumpkins.
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